Rencontres au sommet, par Michael Gama

Rencontres au sommet, par Michael Gama
Même si je ne suis pas un thuriféraire des théories (même modérées!) du complot, je vous conseille vivement la lecture de ce livre bourré d'anecdotes fort intéressantes.
Af.
# Posté le jeudi 14 février 2008 17:53

Dostoïevski

Dostoïevski
Aux Germanistes, je recommande Weisse Nächte de Dostoïevski. La traduction française est: Les nuits blanches. C'est vraiment très sympathique à lire.
Af.
# Posté le jeudi 14 février 2008 17:50

A lire!

A lire!
# Posté le jeudi 14 février 2008 17:45

A lire!

A lire!
Ces quelques lignes sont extraites de La Fayette, de Gonzague Saint Bris (p. 138). Il s'agit d'une lettre du "héros des deux mondes" à son épouse:

"J'espère qu'en ma faveur vous devriendrez une bonne américaine; c'est un sentiment fait pour les coeurs vertueux. Le bonheur de l'Amérique est intimement lié au bonheur de toute l'humanité. Elle va devenir le respectable et sûr asile de la vertu, de l'honnêteté, de la tolérance, de l'égalité et d'une tranquille liberté."
# Posté le dimanche 20 janvier 2008 13:13

Quelques lignes du dernier livre de BHL

Ce grand cadavre à la renverse, pages 74 et 75:

« L'humanité, sur ce point encore (la culpabilité de crimes que l'on n'a pas commis), se divise en deux.
D'un côté les assis ; les satisfaits ; les sûrs d'eux et de leur place ; ceux qui ne doutent de rien et surtout pas de leur légitimité à être ce qu'ils sont ; ceux qui, par conséquent, ne sont que très rarement effleurés par l'idée qu'ils puissent être coupables de quoi que ce soit – alors, à plus forte raison, d'un crime commis par un autre : très exactement ce que Sartre appelait les salauds.
De l'autre ceux qui, se souvenant de Primo Levi et de sa « honte d'être un homme », pensent qu'il y a une certaine dose de honte, ou en tout cas, d'humilité, sans quoi la condition humaine perdrait de sa dignité. Je ne peux pas, estiment ceux-là, ne pas ressentir une forme de malaise à être cet homme-ci, ou celui-là, car je n'ai pu l'être qu'au détriment de ce troisième – sans doute n'ai-je rien fait ; peut-être ne suis-je coupable de rien ; je suis méritant, vertueux, généreux, soucieux de mon prochain, bon militant, bon citoyen ; mais je vis avec la désagréable mais infaillible arrière-pensée que cette place que j'occupe, ces biens dont je jouis et qui font ma prospérité, cet air que je respire, cette démarche qui est la mienne, ces songes, ce sommeil paisible, j'en ai, un peu, privé autrui.
Sartre a écrit, donc, sur cette différence entre le salaud (carré dans ce qu'il est, confit dans son être et sa situation, justifié) et le non-salaud (l'homme timide et doux de Dostoïevski ; l'homme du scrupule d'exister, du souci, de la nausée ; l'homme qui ne peut se déprendre du sentiment qu'il prend trop de place sur cette terre et que ce trop de place inspire, non la fierté, mais le remords).
Toute la philosophie de Lévinas tourne, de la même manière, autour de la distinction entre homme moral (qui se sent l'obligé du monde, son otage, sommé de répondre de ses désordres et injustices lors même qu'il n'en est pas la cause) et immoral (qui, sous prétexte qu'il n'a « rien fait », se juge tout simplement innocent et ne veut pas de ce « travail de l'autre dans le même », de cette « hétéronomie », de cette « substitution », qui lui semblent contradiction dans les termes, absurdité, scandale). »



# Posté le jeudi 10 janvier 2008 09:52