A lire!

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# Posté le mardi 19 août 2008 09:35

Quelques poèmes de Pouchkine...

Quelques poèmes de Pouchkine...
A Tchaadaïev

L'amour, l'espoir et la gloire tranquille
Ne nous ont pas bien longtemps éblouis ;
La jeunesse et ses jeux se sont évanouis
Tout comme un rêve ou la brume au matin.
Mais un désir habite encore en nous ;
Soumis au joug fatal de l'arbitraire,
Notre esprit rétif se rebelle,
Sensible aux cris de la Patrie.
Nous attendons, tout défaillant d'espoir,
La minute où viendra la liberté sacrée,
Aussi ardemment que l'amant
Attend l'heure du rendez-vous.
Tant qu'en nous la liberté brûle
Tant que l'honneur trouve en nous un écho,
Ô mon ami, offrons à la Patrie
Les nobles élans de nos c½urs.
Compagnon, nous verrons monter
L'astre, messager du bonheur :
La Russie surgira du sommeil
Et sur les ruines de la tyrannie
Une main tracera nos noms.
(1818 ?)



Au fond des mines sibériennes
Gardez une fière patience.
Rien ne sera perdu de vos amers travaux
Ni de l'essor de vos nobles pensées.

Fidèle s½ur de l'infortune,
L'espérance rallumera
L'allégresse dans vos ténèbres,
Vous reverrez poindre le jour.

L'amour, l'amitié parviendront
Jusqu'à vous, malgré les verrous,
Comme ma libre voix descend
Dans vos tanières de bagnards.

Tomberont les pesantes chaînes
Et les prisons. Alors la liberté
Vous attendra, joyeuse, sur le seuil,
Vos frères vous rendront vos glaives.
(1821)



Souvenir

Quand pour chaque mortel se tait le jour bruyant,
Quand sur les avenues de la cité muette
La nuit étend son ombre tamisée
Et que vient le sommeil, prix des labeurs diurnes,
Je dois dans le silence endurer longuement
Des heures de veille torturante ;
Le repos de la nuit avive la morsure
Des remords, intimes serpents ;
Ma rêverie s'affole ; mon c½ur, tenaillé par le spleen,
Déborde de noirs sentiments ;
Le souvenir, sans un mot, à mes yeux
Déroule sans fin son volume
Et, relisant ma vie avec horreur,
Je la maudis en frémissant
Et je me plains, amer, et pleure amèrement,
Mais je n'efface pas les lignes accablantes.
(19-IV-1828)



26 mai 1828

Vie, don stérile et fortuit,
De quoi me sers-tu, ma vie ?
Pourquoi un destin caché
À la mort t'a-t-il vouée ?

Qui, dans un dessein hostile,
M'a tiré hors du néant,
Liant à mon âme ardente
Un esprit rongé de doutes ?

Nul but au bout de ma route :
Un c½ur vide, un esprit vain
Qu'empoisonne d'amertume
Le bruit morne de mes jours.
# Posté le samedi 16 août 2008 10:23

A lire!

A lire!
# Posté le dimanche 10 août 2008 05:46

A lire, vraiment édifiant!

A lire, vraiment édifiant!
Est-ce le défaut de reconnaissance qui l'accable aujourd' hui, depuis que la Légion d'honneur lui a été retirée, ou le tourment inavoué de sa conscience qui pousse Paul Aussaresses à affirmer : je n'ai pas tout dit ? Répondant aux questions sans complaisance de Jean-Charles Deniau et Madeleine Sultan, il se confie, et c'est un demi-siècle de coups tordus, de guerre froide, de ventes d'armes, d'affaires jusqu'ici tenues secrètes qui se dévoilent dans ce livre. Les gouvernements de droite comme de gauche se succèdent sans que rien n'y change dans un monde où tous les coups sont permis. Paul Aussaresses répond aux questions, n'a rien oublié et raconte : les ventes d'armes à toutes les dictatures ; en particulier à celles d'Amérique latine, sous Giscard comme sous Mitterrand, la formation des futurs officiers tortionnaires du Chili et d'Argentine par des instructeurs français, les opérations 'homo' (homicides) en Afrique, Klaus Barbie-Altman opérant pour l'industrie française en toute tranquillité, en Bolivie. Enfin, ultime révélation, Paul Aussaresses nous permet d'éclaircir un des derniers grands mystères de la guerre d'Algérie. Pour autant, le général a-t-il tout dit de lui-même ? A-t-il consenti à revenir sur ces fameuses 'circonstances' qui semblent avoir, au fil d'un irrésistible processus paralysé les plis de sa conscience ?
# Posté le dimanche 03 août 2008 05:24

A lire!

A lire!
Réfugié à Bruxelles au sortir de la résistance armée contre le coup d'Etat de décembre 1851 qui lui avait fait mettre ses jours en danger, Victor Hugo compose en quelques semaines le plus éclatant pamphlet politique de toute l'histoire. Aussi brillant que profond et clairvoyant, 'Napoléon le petit' n'empêchera certes pas son antihéros de se maintenir encore au pouvoir pendant dix-huit ans, mais finit néanmoins par le mettre K.O ., vaincu aux yeux de la postérité. Véritable catéchisme républicain, propre à reprendre du service n'importe où et n'importe quand, mais plus indispensable que jamais en période électorale, cet ouvrage n'a pas été réédité en France depuis plus de quarante ans. Est-il donc si dangereux de le mettre à la portée de tous ?
# Posté le jeudi 31 juillet 2008 09:37